« Transmission » au Théâtre Hébertot

Résumé

Tim Farley (Francis Huster), vieux prêtre porté sur la bouteille, choyé par ses paroissiens, se voit confier par son supérieur hiérarchique la responsabilité d’encadrer Mark Dolson (Valentin de Carbonnières, Molière 2019 de la Révélation masculine), jeune séminariste plein de fougue, véritable électron libre face à une institution rigide.
Pendant une heure et demie, les deux hommes vont se livrer à un duel entre conversations en face à face et sermons aux paroissiens.
C’est un affrontement subtil dans lequel chacun évolue au cours de la pièce et découvre l’autre de manière sincère et fraternelle.
Les sujets abordés par les deux protagonistes sont terriblement d’actualité : le sacerdoce des femmes, la position de l’Eglise face à l’homosexualité, le célibat des prêtres, le poids de la hiérarchie dans l’Eglise. La pièce est également une réflexion profonde sur la vie de prêtre au travers de la relation avec Dieu et des relations humaines avec les paroissiens.

Je me souvient de ce discours passionné du Pape François en 2017:

– « On ne saurait conserver la Parole de Dieu dans de la naphtaline comme une vieille couverture à protéger contre les parasites »

Deux réflexions qui s’affrontent, tout les oppose , l’âge, la vision du monde et surtout la perspective d’évolution de l’église, du monde…

Des sujets encore d’actualité, abordés avec subtilité: La Femme, l’homosexualité, l’ouverture d’esprit, la tolérance,.. » des sujets qui ne concernent pas que l’église mais notre monde actuel, un monde qui tangue du conservatisme au libéralisme, la mode est à la cohabitation entre les cultures, toutes les cultures, toutes les communautés, toutes les religions, mais avant tout les individus, comment arriver un construire un modèle parfait?

La pièce aborde l’institution rigide et conservatrice de l’église, opposer un monde traditionnel au monde libre à travers deux personnages qui se découvrent, qui échangent, qui s’affrontent avec véhémence parfois, mais qui se respectent et s’apprécient au fil du temps qui passe,

Les êtres devraient se juger, communiquer, débattre et s’apprécier en tant que tels, il serait peut être temps de se dévêtir de son costume religieux, communautaire, social ou identitaire , apprendre à se parler d’Homme à Homme est peut être le début de la réconciliation

Une pièce bouleversante tant par les sujets évoqués que par le jeu des comédiens exceptionnellement vrai, sincère et authentique, une complicité irréfutable entre Francis Huster et Valentin De Carbonnières, une mise en scène signée Steve Suissa, sobre et mesurée comme pour sublimer le reste , l’essentiel … Une mise en scène jouant de détails que je vous laisse le loisir de découvrir, notamment ce voile discret pour rappeler le secret et la confidence des échanges …

Transmission, une pièce à ne manquer sous aucun prétexte

Transmission

Une pièce de Bill C. Davis
Nouvelle traduction Davy Sardou
Mise en scène Steve Suissa
Avec Francis Huster et Valentin de Carbonnières

Actuellement au Théâtre Hébertot

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